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Pourquoi les jeunes devraient-ils persévérer?
C’est la semaine de la persévérance scolaire, un sujet qu’on n’associe pratiquement jamais à l’orientation scolaire et professionnelle. C’est peut-être la semaine pour voir la persévérance autrement…
(PHOTO: ERICK LABBE, ARCHIVES LE SOLEIL)
Laurent Matte
L’auteur est président de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec.
En cette semaine de la persévérance scolaire qui commencera demain, nous pouvons tous signifier notre soutien aux initiatives susceptibles de favoriser la persévérance scolaire des jeunes et notre propre engagement envers cet objectif. J’y souscris.
L’angle de vision de ma profession m’amène toutefois à m’interroger sur une question essentielle: pourquoi les jeunes devraient-ils persévérer? Nous avons tous intérêt à ce qu’ils le fassent et à ce qu’ils réussissent, mais eux, après tout, quelles raisons ont-ils vraiment de se maintenir dans l’effort?
Les sciences du comportement, auxquelles appartient l’orientation, nous apprennent que pour persévérer, il existe deux conditions fondamentales: croire que cela va rapporter quelque chose qui a de la valeur à nos yeux, et croire qu’on a la capacité d’y parvenir.
La persévérance n’est pas une fin en soi. Sans objectif clair, qui puisse correspondre à ses aspirations et à ses besoins, la persévérance n’a pas beaucoup de sens. Elle reste un objectif théorique voire, pour certains, un appel à la conformité sociale, une pression du «système». Encore davantage lorsque véhiculé par l’autorité, qui croit par exemple pouvoir garder les garçons à l’école en leur faisant miroiter, sans trop de subtilité, les filles et le fric.
Avoir un projet qui ressemble à ce que l’on est au fond de soi, un projet qui vient de soi et qui permette d’obtenir ce à quoi l’on aspire, de «faire ce que l’on est», ou du moins qui soit un compromis suffisamment mobilisant, c’est la pierre d’assise sans laquelle l’édifice de la persévérance scolaire vacille quand le sol bouge.
Or, tous n’ont pas la même facilité à bâtir ce projet, malgré les cours, les sites web, les visites de collèges, les activités scolaires, les salons carrière et les tests. Bien sûr, la majorité des jeunes parviennent à bénéficier de ces ressources et s’orientent sans trop de difficulté. Certains ressentent quand même le besoin de se valider, d’en parler à un expert. Quand celui-ci n’est pas trop accaparé par des tâches administratives qui ont pris la priorité.
D’autres encore le vivent comme un véritable problème. Parce qu’ils ne parviennent pas à sortir de l’indécision, parce qu’ils vivent de l’anxiété face au choix ou parce qu’ils ne savent plus vraiment qui ils sont (ou ne l’ont jamais su). Ou encore parce qu’ils ne correspondent pas au modèle standard, sont handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Et, qu’ils soient en classe régulière ou spéciale, l’attention est davantage attirée sur leur présent que sur leur futur.
Ne pas réussir à voir dans son futur une image de soi claire, une fierté, une image d’un projet de vie concrétisé, c’est courir une course sans fin et sans trophée. C’est… ne pas avoir de raison de persévérer.
C’est la semaine de la persévérance scolaire, un sujet qu’on n’associe pratiquement jamais à l’orientation scolaire et professionnelle. C’est peut-être la semaine pour voir la persévérance autrement…
Publié le 13 février sur Cyberpresse
Des emplois en demande
Marché du travail – Pénurie de main-d’oeuvre au Québec
Jusqu’à 26 fois plus d’emplois seront à pourvoir que le nombre de diplômés sur le marché au Québec, selon le Bilan des perspectives du marché du travail du site Jobboom.

Jusqu’à 26 fois plus d’emplois seront à pourvoir que le nombre de diplômés sur le marché au Québec, selon le Bilan des perspectives du marché du travail du site Jobboom.
La 14e édition de cette enquête, dévoilée jeudi, précise qu’une trentaine de programmes de formation ne suffisent pas à fournir suffisamment de finissants.
Le secteur de l’environnement représente un cas éloquent. L’an dernier, les 23 diplômés du baccalauréat en écologie de l’Université de Sherbrooke ont pu éplucher 600 offres d’emplois. De leur côté, les 36 finissants en technique de la documentation du Collège Montmorency ont pu choisir parmi 300 propositions d’employeurs.
Des milliers d’emplois à pourvoir
- 7500 postes par an en technologies de l’information et des communications d’ici 2014;
- 10 000 emplois en assurances et services financiers au cours au cours des sept à huit prochaines années;
- 4 000 à 6 000 emplois d’ici à cinq ans en transformation alimentaire;
- 5 000 à 6 000 postes dans les mines d’ici 2015;
- 13 000 à 22 000 travailleurs en santé jusqu’en 2015;
- 14 000 nouveaux travailleurs par année dans le secteur de la construction.
La directrice des contenus pour Jobboom, Patricia Richard, précise près de 80 programmes de formation professionnelle, collégiale et universitaire affichent le plein emploi. Ces données confirment « les grandes tendances qui traversent le marché du travail québécois, soit la reprise de l’économie, le remplacement des départs à la retraite et le défi d’attirer une relève qualifiée dans plusieurs secteurs d’activité », indique-t-elle dans un communiqué.
Des salaires élevés
Parmi les meilleurs salaires hebdomadaires moyens, le Bilan des perspectives du marché du travail cite la médecine dentaire (1986 $), la pharmacie (1583 $) et le forage et le dynamitage (1508 $).

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