Posts tagged ‘choix de carrière’

Enfin de retour!

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Après une absence beaucoup trop prolongée me voici de retour avec la ferme intention de m’inspirer de vos suggestions et d’alimenter ce blogue en fonction de vos besoins.

En attendant vos questions, voici un lien vers la liste de toutes les portes ouvertes collégiales pour l’année scolaire 2012-2013.

https://www.sram.qc.ca/le-sram/portes-ouvertes

5 octobre 2012 at 15 h 00 mi Laisser un commentaire

RENDEZ-VOUS DE LA FORMATION ET DES PROFESSIONS!

RENDEZ-VOUS DE LA FORMATION ET DES PROFESSIONS!

Pour découvrir des possibilités de carrière intéressantes et explorer de manière interactive!

Les 17-18 et19 octobre 2012 à Trois-Rivières.

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Continue Reading 5 octobre 2012 at 14 h 53 mi Laisser un commentaire

L’entrepreneuriat comme choix de carrière : une avenue proposée par les entrepreneurs.

L’article provient de ce site : http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/May2011/11/c3262.html

Le système scolaire n’encourage pas l’entrepreneuriat comme choix de carrière, mais les entrepreneurs le recommandent fortement

MONTRÉAL, le 11 mai /CNW/ – Un nouveau sondage que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a réalisé auprès de 8 900 entrepreneurs révèle qu’une grande majorité d’entre eux, soit 83 %, opteraient pour la même carrière s’ils avaient à choisir de nouveau.

Il est donc peu étonnant de constater que 78 % des entrepreneurs recommandent aux jeunes l’entrepreneuriat comme choix de carrière. Malheureusement, les commentaires des chefs d’entreprise indiquent tous la même triste vérité : les écoles ne font pas assez pour promouvoir l’entrepreneuriat comme choix de carrière. « Elles préparent les enfants pour une carrière, mais pas pour le démarrage d’une entreprise », se désole un membre de l’Alberta.

Selon les recherches de la FCEI, 56 % des dirigeants d’entreprise estiment que les écoles, qui n’ont pas entièrement intégré l’entrepreneuriat comme choix de carrière viable pour les jeunes, ne mettent pas suffisamment l’accent sur ce débouché à l’heure actuelle. « Étant donné les nombreuses occasions et avantages qu’offre l’entrepreneuriat, il est évident que les entrepreneurs le recommandent comme un choix de carrière et qu’ils souhaitent voir les écoles faire des efforts pour l’encourager », déclare Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI, Québec.

Par ailleurs, Mme Hébert s’empresse de signaler que 92 % des répondants sont d’avis que l’exploitation d’une entreprise est une carrière valorisante. « Les entrepreneurs sont heureux d’aller au travail tous les jours, parce qu’ils jouissent de la liberté d’être leur propre patron et d’adapter leur travail selon leurs points forts et leurs intérêts », renchérit-elle.

En conclusion, Mme Hébert précise : « Si le système d’éducation encourageait suffisamment les compétences et les aptitudes entrepreneuriales, la prochaine génération d’entrepreneurs pourrait bénéficier d’une excellente carrière qui leur permettra non seulement de perfectionner leurs talents et leur expertise, mais aussi d’éprouver une plus grande satisfaction tant sur le plan personnel que professionnel. »

Les entrepreneurs n’ont pas de regrets est le deuxième d’une série de courts rapports sur l’entrepreneuriat. Cette série marque la célébration en 2011 du 40anniversaire de la FCEI et de l’Année de l’entrepreneur annoncée par le gouvernement fédéral. Le rapport intégral est disponible à www.fcei.ca

En qualité du plus grand groupement de petites et moyennes entreprises du Canada, la FCEI représente Le pouvoir des entrepreneursMD. Créée en 1971, la FCEI définit ses positions selon le point de vue de plus de 108 000 membres au pays et provenant de tous les secteurs. Elle procure aux dirigeants de PME  une voix forte et convaincante à tous les ordres de gouvernement et contribue à l’essor économique.

14 mai 2011 at 13 h 49 mi Laisser un commentaire

Technologie du Génie industriel : taux de placement de 94%!

Pour en savoir plus sur ce progamme de formation collégiale, consultez le lien suivant:

http://ch.monemploi.com/coll_tech/T/240Technologiedugenieindustriel.html

Bonne lecture!

Patricia

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Portail régional – Granby – Génie industriel: Un boom d’inscriptions de 500 %!.

Génie industriel: Un boom d’inscriptions de 500 %!

Le taux de placement sur le marché du travail pour les étudiants en génie industriel se chiffre à 94 %

Le taux de placement sur le marché du travail pour les étudiants en génie industriel se chiffre à 94 %
Photo: Yanick Melchior

 

L’époque où les formations professionnelles et techniques attiraient peu d’étudiants semble révolue. Le programme de «Génie industriel» du Cégep de Granby témoigne de ce changement de mentalité. Populaire le génie industriel? Les demandes d’admission sont en hausse de 500 %…d’une seule demande en 2010 à six en 2011.

«Ce programme de trois ans est très porteur et très intéressant. Il y a énormément de demandes au niveau des entreprises de la région et un peu partout à travers le Québec et on le voit avec le taux de placement de 94 %. Quelqu’un qui va venir s’inscrire dans ce programme chez nous, ça risque d’être intéressant pour lui», mentionne Jean-Yves Matton, directeur des études au Cégep de Granby.

Pour la rentrée automnale en août prochain, l’établissement relance le programme menant à un diplôme d’études collégiales (DEC) pour la clientèle étudiante.

Une perception positive des formations techniques, des débouchés intéressants sur le marché du travail et une bonne stratégie promotionnelle du Cégep expliqueraient ce regain de popularité du programme de génie.
Du côté du Cégep de Granby, on vise une quinzaine d’inscriptions d’ici la fin du processus d’admission.

Gestionnaire de production, chef d’équipe, contremaître, superviseur de la qualité et avec quelques années d’expérience derrière la cravate, un poste de directeur de production. Et quant aux conditions salariales, elles sont excellentes pour les finissants en génie industriel. Le salaire moyen de départ tourne autour de 18 $ de l’heure.

Dans le contexte actuel, une carrière dans le domaine de l’amélioration de la productivité devient un choix professionnel très intéressant selon Richard Robert, enseignant au programme de génie industriel.
«Chez les adultes, on a une cohorte tous les deux ans et on place tout le monde. Je ne suis pas inquiet pour la clientèle étudiante du DEC.»

21 avril 2011 at 20 h 07 mi Laisser un commentaire

Bourses du concours « Chapeau, les filles! » pour 39 candidates audacieuses

Ces jeunes femmes des régions de Laval, Laurentides et de Lanaudière ont été récompensées pour leur persévérance et leur audace d’avoir choisi de s’engager dans une voie non-traditionnelle.

Article publié par Jean-Patrice Desjardins de l’Agence QMI sur le site 24h Montréal http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/artsetspectacles/archives/2011/04/20110407-203457.html

Bonne lecture!

Patricia

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Une fausse Julie Snyder remet les prix de « Chapeau, les filles! »

07/04/2011 20h34 

La cérémonie au cégep de Saint-Jérôme, organisée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, visait à souligner l’audace de ces jeunes femmes dans leur orientation professionnelle.
Photo : Agence QMI

 

Les 39 boursières du concours « Chapeau, les filles! » dans les régions de Laval, des Laurentides et de Lanaudière ont reçu mercredi soir leur récompense – pour leur choix de carrière dans un métier traditionnellement masculin – dans une valise, remise par une comédienne personnifiant Julie Snyder, l’animatrice du « Banquier ». 

La cérémonie au cégep de Saint-Jérôme, organisée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, visait à souligner l’audace de ces jeunes femmes dans leur orientation professionnelle. Elle a permis de récompenser 26 diplômées ou futures diplômées avec des prix variant de 500 $ à 1000 $. De plus, afin de souligner le 15e anniversaire du concours, treize autres étudiantes ont obtenu un prix de participation de 100 $.

Les 39 boursières sont toutes montées sur scène avec une valise en main et on les appelait par leur numéro, comme à l’émission, pour l’ouverture de la valise qui contenait le montant de la bourse.

Parmi les lauréates, Nathalie Auger, de Mont-Tremblant, sera bientôt diplômée du programme d’électricité du Centre d’enseignement professionnel (CEP) à Saint-Jérôme.

«Les 500 $ vont m’aider à payer mes outils, a-t-elle dit. J’ai fait un programme de 1800 heures intensives en un an et demi. La formation est très complète, je peux faire des branchements d’électricité, d’éclairage et de systèmes d’alarme. Les possibilités de placement sont très bonnes. »

Chloé Guilbault-Lapointe, de l’Académie des pompiers de Mirabel, a reçu une valise de 500 $. « J’ai dû faire mes preuves avec les gars, a-t-elle indiqué. Je me suis beaucoup entraîné. Par exemple, j’ai montré que j’étais capable de descendre quelqu’un du cinquième étage sur mon dos, sans arrêter. » Elle sera diplômée dans deux mois et veut travailler à Montréal.

En route vers le national

Cynthia Weightman, une Jérômienne qui sera bientôt diplômée en carrosserie du CEP de Saint-Jérôme, a reçu un prix spécial de 500 $ plus la bourse de 500 $. Elle représentera la région au volet national du concours, pour le prix « Santé et sécurité au travail ». « Je termine dans une semaine! J’ai déjà mon emploi qui m’attend en sortant de l’école», a expliqué la jeune femme.

Les prix nationaux seront décernés lors d’un gala le lundi 2 mai 2011 au Salon rouge de l’Assemblée nationale à Québec. Ce gala regroupera les lauréates nationales du concours « Chapeau, les filles! » et celles du concours « Excelle Science », qui s’adresse aux femmes inscrites à un baccalauréat en sciences pures ou dans les domaines du génie, où elles sont en minorité.

10 avril 2011 at 20 h 54 mi Laisser un commentaire

Madagascar : Là-bas aussi les jeunes se questionnent en regard de leur orientation.

Je suis étonnée (sans vraiment être surprise) de constater que partout dans le monde les jeunes ne sont pas outillés assez tôt pour faire un choix d’orientation qui correspond à leurs véritables aspirations.  L’article qui suit le démontre tout en expliquant que le métier de conseiller d’orientation est méconnu.  À cet effet le ministère de l’Éducation Nationale a récemment mis en place un programme de formation (depuis 2008) afin de former des professionnels aptes à outiller les jeunes.

Article rédigé par Lantoniaina Razafindramiadana pour L’Express de Madagascar et tiré du site http://www.lexpressmada.com/education-madagascar/21870-un-defaut-d-orientation-professionnelle-chez-les-jeunes.html

Bonne lecture!

Patricia

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Education : Un défaut d’orientation professionnelle chez les jeunes  

Les élèves des classes de Seconde du lycée moderne Ampefiloha n’ont pas manqué de poser des questions sur les métiers des personnes venues pour la séance «Ny Asako rahampitso»Les élèves malgaches ont souvent du mal à trouver leur voie en matière professionnelle. La faute à un système d’éducation qui ne les oriente pas assez tôt.
«Carrière envisagée » ? Du primaire au lycée, en passant par le collège, cette question est l’une des premières que les enseignants posent à leurs élèves. Institutrices ou hôtesses de l’air pour les filles, médecin, pompier ou pilote de ligne pour les garçons. Les réponses sont presque immuables dans les classes primaires.
Puis, au fur et à mesure que les années avancent, les « ambitions » sont plus nettes. Avocats, magistrats, journalistes, chefs d’entreprise, ingénieurs, profs etc … Les professions citées semblent néanmoins limitées. Et même s’ils savent à peu près ce qu’ils souhaiteraient devenir plus tard, les jeunes de 15 à 18 ans ne savent pas toujours comment y arriver.
Et souvent, quand vient le moment fatidique de l’inscription en institut supérieur ou en université, c’est le dilemme. Les jeunes bacheliers se « pré-inscrivent » partout dès qu’ils en ont les moyens. Ils participent au plus grand nombre de concours et de tests de niveaux possibles, quitte à choisir plus tard la filière qu’ils veulent réellement suivre, sans toujours savoir si c’est le meilleur choix pour leur avenir et leurs compétences.
Il n’est pas rare, dès lors, de rencontrer un jeune bachelier de la série scientifique, s’inscrire pour le concours d’entrée en polytechnique, en médecine, en économie ou en gestion, espérant être retenu dans l’un au moins de ces départements. S’il a suivi un « cursus » littéraire en lycée, il hésite plutôt entre des études de gestion, de lettres, de droit, d’histoire ou de géographie.
Inexistence de conseiller
Le conseiller d’orientation est un métier quasiment inconnu dans les établissements scolaires de programme malgache. Si beaucoup d’enseignants ont le titre de conseiller pédagogique, rares sont ceux qui se spécialisent dans l’orientation, ce travail étant souvent réservé aux conseils de classe ou aux conseils de profs.
En réunion à chaque fin de trimestre, ce sont les enseignants qui, sur la base de questions relatives à l’orientation scolaire préalablement posées aux principaux concernés et à leurs parents, et sur la base des résultats scolaires, décident dans quelle série intégrer les élèves en Première puis en Terminale.
« Un cursus bien structuré sur le programme de l’année est donné par le ministère, et les seuls endroits où les élèves entendent parler de profession sont les expositions et les salons qui se tiennent en dehors du système scolaire », explique Sylvestre Rakoto-Fanantenana, conseiller pédagogique et proviseur adjoint au lycée moderne d’Ampefiloha (LMA).
Dans certains établissements privés ou confessionnels, des séances de découverte du monde professionnelle sont organisées à travers les travaux de recherche personnalisés, ensuite présentés sous forme d’exposé. Ces travaux sont généralement effectués dans le cadre de l’enseignement d’une matière, généralement durant les cours de français.
Dans un lycée catholique de la capitale, les élèves sont, par exemple, invités à faire un exposé sur un métier. « Ils se mettent par groupe de deux, et effectuent leurs recherches pendant un mois sur une profession. Nous consacrons quelques heures sur le programme officiel pour la présentation de l’exposé », confie la prof de français.
Pour le responsable du cycle secondaire du lycée, « cette initiative permet aux élèves de se familiariser avec les travaux de recherche, mais aussi de découvrir des professions ». « Ce sont les élèves eux-mêmes qui choisissent les métiers qu’ils souhaitent présenter à leur classe », poursuit la prof.
Les problèmes d’orientation professionnelle ne semblent pas aussi criants dans les établissements techniques et professionnels.
Le directeur d’un collège technique privé ne manque toutefois pas de souligner que « souvent, ce sont les enfants ayant de mauvais résultats scolaires que les parents envoient chez nous, en espérant peut-être qu’ils réussiront mieux en ayant une spécialisation et trouveront plus facilement du travail ». « Mais c’est faux », poursuit-il.
Et de conclure que « quelle que soit l’orientation choisie, que ce soit en enseignement général ou en enseignement technique, il faut que l’élève ait vraiment de la compétence dans ce qu’il fait, ou du moins avoir l’envie d’apprendre ».

Explorer les intérêts et les talents
L’orientation est un processus continu qui doit être accompagné tout au long de la scolarité de chaque élève, du collège au lycée et du lycée à l’enseignement supérieur. Elle consiste à faire découvrir à chaque élève les métiers, les formations et leurs débouchés mais aussi à lui faire explorer ses propres centres d’intérêt, ses talents et à développer sa capacité à s’orienter tout au long de sa vie.
En France, c’est au collège que commence l’accompagnement des élèves dans la réflexion sur leur projet professionnel. Plusieurs dispositifs y contribuent, parmi lesquels la « Séquence d’observation en milieu professionnel » (le plus souvent en classe de 3è) et l’option « Découverte professionnelle » (3 heures par semaine).
A Maurice, lorsque les services d’un conseiller d’orientation font défaut dans les établissements, les élèves peuvent avoir recours au service d’orientation professionnelle rattaché au ministère de l’Education nationale.
Ce service avait mis en place un système de rencontres en face à face avec les élèves dans les collèges, mais compte tenu des ressources actuellement disponibles, il privilégie aujourd’hui l’intervention auprès des groupes. Une formation spécialisée en conseiller d’orientation a été mis en place par le ministère de l’Education en 2008.

Quatre séries
Les seules orientations se font en première année de lycée. En enseignement général, il ne s’agit que d’une orientation d’études, souvent basée sur les notes obtenues par les élèves. Dans de nombreux établissements, les « cracks » sont souvent orientés vers les séries scientifiques, tandis que les autres, réputés moins bons, vont en séries littéraires.
Un bon élève, ayant d’excellentes notes aussi bien dans les disciplines scientifiques que dans les matières littéraires, et choisissant ensuite de passer le baccalauréat littéraire est souvent incompris, même par les enseignants. Un autre, classé parmi les moyens, risque d’être leurré par les préjugés en série A.
Jusqu’à aujourd’hui, les élèves de l’enseignement général ont le choix entre quatre séries : C, D, A1 et A2. Un projet de réduction les options en série S pour les scientifiques et en série L pour les littéraires est en cours et devrait être opérationnel dès l’année prochaine.
Et si l’on en croit le ministre sortant de l’Education nationale, Julien Razafimanazato, l’idéal serait que le pays dispose d’un maximum de bacheliers de la série scientifique.

10 avril 2011 at 19 h 02 mi 1 commentaire

Pourquoi les jeunes devraient-ils persévérer?

C'est la semaine de la persévérance scolaire, un... (PHOTO: ERICK LABBE, ARCHIVES LE SOLEIL)

C’est la semaine de la persévérance scolaire, un sujet qu’on n’associe pratiquement jamais à l’orientation scolaire et professionnelle. C’est peut-être la semaine pour voir la persévérance autrement…

(PHOTO: ERICK LABBE, ARCHIVES LE SOLEIL)

 

  Laurent Matte
L’auteur est président de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec.

En cette semaine de la persévérance scolaire qui commencera demain, nous pouvons tous signifier notre soutien aux initiatives susceptibles de favoriser la persévérance scolaire des jeunes et notre propre engagement envers cet objectif. J’y souscris.

L’angle de vision de ma profession m’amène toutefois à m’interroger sur une question essentielle: pourquoi les jeunes devraient-ils persévérer? Nous avons tous intérêt à ce qu’ils le fassent et à ce qu’ils réussissent, mais eux, après tout, quelles raisons ont-ils vraiment de se maintenir dans l’effort?

Les sciences du comportement, auxquelles appartient l’orientation, nous apprennent que pour persévérer, il existe deux conditions fondamentales: croire que cela va rapporter quelque chose qui a de la valeur à nos yeux, et croire qu’on a la capacité d’y parvenir.

La persévérance n’est pas une fin en soi. Sans objectif clair, qui puisse correspondre à ses aspirations et à ses besoins, la persévérance n’a pas beaucoup de sens. Elle reste un objectif théorique voire, pour certains, un appel à la conformité sociale, une pression du «système». Encore davantage lorsque véhiculé par l’autorité, qui croit par exemple pouvoir garder les garçons à l’école en leur faisant miroiter, sans trop de subtilité, les filles et le fric.

Avoir un projet qui ressemble à ce que l’on est au fond de soi, un projet qui vient de soi et qui permette d’obtenir ce à quoi l’on aspire, de «faire ce que l’on est», ou du moins qui soit un compromis suffisamment mobilisant, c’est la pierre d’assise sans laquelle l’édifice de la persévérance scolaire vacille quand le sol bouge.

Or, tous n’ont pas la même facilité à bâtir ce projet, malgré les cours, les sites web, les visites de collèges, les activités scolaires, les salons carrière et les tests. Bien sûr, la majorité des jeunes parviennent à bénéficier de ces ressources et s’orientent sans trop de difficulté. Certains ressentent quand même le besoin de se valider, d’en parler à un expert. Quand celui-ci n’est pas trop accaparé par des tâches administratives qui ont pris la priorité.

D’autres encore le vivent comme un véritable problème. Parce qu’ils ne parviennent pas à sortir de l’indécision, parce qu’ils vivent de l’anxiété face au choix ou parce qu’ils ne savent plus vraiment qui ils sont (ou ne l’ont jamais su). Ou encore parce qu’ils ne correspondent pas au modèle standard, sont handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Et, qu’ils soient en classe régulière ou spéciale, l’attention est davantage attirée sur leur présent que sur leur futur.

Ne pas réussir à voir dans son futur une image de soi claire, une fierté, une image d’un projet de vie concrétisé, c’est courir une course sans fin et sans trophée. C’est… ne pas avoir de raison de persévérer.

C’est la semaine de la persévérance scolaire, un sujet qu’on n’associe pratiquement jamais à l’orientation scolaire et professionnelle. C’est peut-être la semaine pour voir la persévérance autrement…

Publié le 13 février sur Cyberpresse

Source: http://www.cyberpresse.ca/opinions/201102/11/01-4369488-pourquoi-les-jeunes-devraient-ils-perseverer.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1

13 février 2011 at 19 h 57 mi Laisser un commentaire

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